Appels à projet

Le Fonds de Lutte Contre les Addictions se définit par la rédaction d’un appel à projet (AAP). Cet AAP, constitue la base de votre projet : en effet, c’est à partir de ce document que vous pouvez expliquer à l’ARS votre démarche, raconter l’intervention que vous souhaitez mettre en place, et réaliser ainsi une demande de financement. Pour comprendre comment cela fonctionne, nous avons mis à votre disposition quelques éléments clefs pour déposer un AAP.

Le Fonds de Lutte Contre les Addictions, autrement dit FLCA, est une enveloppe de financement de projets de prévention des addictions nationale. Rattaché à la Caisse nationale de l’Assurance Maladie, ce fonds est gouverné par un conseil d’orientation stratégique, qui détermine les axes d’interventions afin de définir les priorités de financement. Ces priorités sont alors discutées avec un comité restreint du fonds (composé de l’union nationale des caisses d’assurance maladie, de la direction générale de la santé, de la direction générale de l’offre de soins, de la MILDECA), afin de fixer par la suite le montant de ce fonds et ses bénéficiaires.

Répartie entre chaque antenne régionale des Agences Régionale de Santé (ARS), l’ARS Nouvelle-Aquitaine a reçu pour l’enveloppe 2025-2027 un financement de 3,3 millions d’euros pour 24 projets retenus.

L’ appel à projet (AAP) du FLCA est orienté selon les priorités nationales et régionales de santé publique.

A l’échelle nationale, 3 axes déterminent le périmètre du FLCA :

  • Axe 1 : Protéger les jeunes et éviter l’entrée dans le tabagisme ainsi qu’éviter ou retarder l’entrée dans la consommation d’autres substances psychoactives ;
  • Axe 2 : Aider les fumeurs à arrêter de fumer et réduire les risques et les dommages liés aux consommations de substances psychoactives ;
  • Axe 3 : Amplifier certaines actions auprès des publics prioritaires dans une volonté de réduire les inégalités sociales et territoriales de santé (notamment jeunes, femmes enceintes, publics en situation de précarité, personnes présentant des maladies chroniques, vivant avec le VIH, vivant avec des troubles psychiques, vivant avec un handicap, personnes placées sous-main de
    justice, secteurs professionnels à forte prévalence tabagique) ;
 
En Nouvelle-Aquitaine, 4 grandes priorités ont été retenues : 

  • Priorité 1 : Actions ou programmes probants de prévention des consommation et de prise en charge des addictions liées aux deux premiers déterminants de santé représentés par le tabac et l’alcool. En particulier les interventions visant à renforcer les compétences psychosociales (CPS) : objectif de consacrer 60% du FLCA aux CPS en 2025 ;
  • Priorité 2 : Actions ciblant les publics prioritaires, tels qu’identifiés par le Plan Régionale de Santé (PRS) et le Plan National de Lutte contre le Tabac (PNLT), ainsi que les personnes vivant avec  un handicap ;
  • Priorité 3 : Projets de RDRD en milieu festif, en milieu sportif et en milieu de travail où les usages problématiques sont identifiés : focus sur les drogues illicites au vu de l’évolution de l’augmentation de la consommation de cocaïne.
 

Conformément à la refondation de la santé publique 2025, une attention particulière sera portée sur l’évaluation des résultats et de l’impact recherchés et/ou obtenus.

Tout acteur de santé publique souhaitant soumettre un projet de prévention des addictions peut être concerné par cet appel à projet. Il est fortement conseillé de répondre à l’un des 4 axes prioritaires.

Ce financement peut concerner une maison de santé, un centre hospitalier, une association, une communauté des communes, un service universitaire, etc… le partenariat entre différentes structures et avec des CLS est fortement apprécié.

A ce jour, ce sont les délégations départementales des ARS ainsi que l’ARS régionale qui communiquent le dossier d’AAP directement auprès des structures éligibles. Cependant, vous pouvez tout à fait soumettre un dossier spontané en présentant votre intervention auprès d’un représentant de votre délégation départementale de l’ARS.

Si vous souhaitez avoir plus de renseignements concernant un dépôt de dossier, nous vous invitons à nous contacter à [email protected] ou contacter directement la délégation départementale ARS de votre territoire.

Je souhaite me faire accompagner

Soucieux des difficultés que vous pouvez rencontrer dans la réalisation de votre appel à projet, DispAdd vous propose divers modalités d’accompagnement. Que ce soit pour une simple relecture, un avis sur les nouvelles priorités de financement, ou encore un appui méthodologique pour vous orienter dans votre rédaction, vous pouvez solliciter le DispAdd à tout moment.

Écrire sa demande d’accompagnement
au DispAdd

Valorisation de ce
suivi à votre ARS

Écrire sa demande d’accompagnement
au DispAdd

Avant un dépôt d’AAP

Valorisation de ce
suivi à votre ARS

Pour un accompagnement méthodologique

Valorisation de ce
suivi à votre ARS

Envoi de son dossier déjà rempli pour une pré-analyse

Afin de vous aider dans le dépôt de votre projet, DispAdd vous propose d’envoyer votre dossier d’appel à projet déjà complété pour une première lecture. Cela permettra de comprendre votre intervention, d’identifier les points forts et les points à approfondir dans vos dossiers.

 

Vous pouvez réaliser votre demande via le formulaire du site internet ou envoyer directement votre dossier par mail à contact[at]dispadd.com

RDV de debriefing

Après avoir reçu votre dossier, DispAdd vous propose de débriefer sur votre dossier. Ce temps d’échange a pour but de discuter des adaptations possibles et/ou de vous conseiller sur des éléments complémentaires ensemble pour améliorer votre dossier.

Une rencontre de 2 heures vous sera proposée suite à la réception de votre dossier.

Relecture avant envoi

Enfin, à la suite du rendez-vous de débriefing et des modifications que vous aurez pu apporter à votre dossier, DispAdd vous propose une dernière relecture avant l’envoi de votre dossier.

Organisation d’un groupe de travail

Lorsque votre dossier est déjà validé par l’ARS, vous pouvez solliciter le DispAdd pour différents accompagnements méthodologiques, comme par exemple : 

  • Vous accompagner dans la rédaction d’un protocole de déploiement 
  • Vous aider à identifier les indicateurs d’évaluation que vous pourriez relever lors de votre intervention 
  • Vous aider à construire des outils d’évaluation et ou de suivi
  • Vous aider à réfléchir à l’évaluation que vous souhaitez mettre en place

Suivi de votre avancement et travail de valorisation

Egalement, DispAdd peut vous accompagner dans la valorisation et le suivi de votre intervention. Cela peut se traduire par : 

  • Participer à vos COPILs
  • Participer à des groupes de travail lorsque vous avez besoin d’un avis extérieur
  • Intervenir au webinaire des Portraits du DispAdd pour présenter votre projet
  • Intervenir à un colloque DispAdd

Communication

La communication est un élément important au bon déploiement de votre démarche LSST. En effet, c’est elle qui permettra à la fois au personnel et aux patients de votre établissement, d’être informés et de comprendre la nouvelle dynamique sans tabac impulsé par votre structure. 

Pour cela, la communication doit être interne (mails, réglement intérieur, note sur les nouveaux contrats de travail…) mais aussi externe (signalétique, charte d’engagement exposée…) afin que tous puissent être conscient de l’engagement de l’établissement.

Former / sensibiliser

La formation et la sensibilisation sont essentielles dans cette démarche. 

Une sensibilisation est primordiale auprès de l’ensemble du personnel, soignant ou non, afin de les impliquer dans la démarche LSST, rappeler le cadre de cet engagement, leur rôle respectif dans ce déploiement, ainsi que la posture à avoir face à un patient fumeur.

Une formation est également attendue auprès des professionnels de santé prescripteurs (infirmiers, médecins, masseur-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, sage-femmes). Le but de cette formation, est de les sensibiliser sur la posture et la prescription de traitement de substitution nicotinique.

Afin d’aider votre personnel, soignant ou non, il est recommandé d’identifier les professionnels ressources vers qui orienter les patients en cas de besoin.

Créer un environnement sans tabac

Créer un environnement propice à l’arrêt du tabac est essentiel. En effet, cela peut se traduire par la mise en place d’abris fumeurs (et non pas vapoteur) ou interdire totalement la consommation de cigarette dans l’espace externe de votre établissement de soins. 

Quelque soit le choix de votre établissement, il est primordiale d’indiquer les modalités de prises en charge possibles, au sein de votre structure, ou ailleurs (indiquer également le 3989) dans les zones fumeurs ou au sein de votre établissement.

Réaliser L’ENQUETE T2B

De la même manière que l’AUDIT, l’enquête T2B ou « enquête en blouse blanche » est un outil primordial pour prendre en compte l’avis des patients et du personnel sur la place du tabac au sein de votre établissement. Cette enquête vous permet de constituer un argumentaire de poids pour votre direction et justifier la nécessité d’engager votre établissement dans cette démarche.

Réaliser un AUDIT

Lorsque vous vous lancez dans la démarche LSST, il vous est fortement conseillé de réaliser un AUDIT, afin de réaliser un état des lieux de l’avancement de votre établissement. 

Cet outil est disponible en ligne sur le site du RESPADD.

Déposer un APPEL A PROJET
si possible

Il y a encore quelques temps, il était possible de réaliser une demande de financement pour un projet de LSST. Sachez que ce financement n’est aujourd’hui plus considéré comme une priorité, et reste alors dépendant des priorités de votre territoire.